Je n’ai qu’un seul bol tibétain, mais il date des années 1790 ! Les chamanes Bön, parcourant la route de la soie, avaient transmis leurs pratiques du son et la fabrication des bols chantants aux moines bouddhistes venus de l’Inde qui avaient aisément intégré ce savoir-faire dans leur culture tibétaine. Les bols sont fondus par des artisans qui ont rassemblé les Sept métaux de l’alliage. Il y a parfois d’autres métaux supplémentaires et parfois encore, de la poudre de météorite, pour y rajouter des traces de métaux célestes…

Les bols traditionnels sont composés des sept métaux correspondant aux sept astres visibles à l’œil nu, de l’ancienne astrologie : 

  • L’Or, pour le Soleil : pureté et illumination. 
  • L’Argent, pour la Lune : intuition et féminité. 
  • Le Mercure, pour Mercure : communication et guérison. 
  • Le Cuivre, pour Vénus : amour et harmonie. 
  • Le Fer, pour Mars : force et protection. 
  • L’Étain, pour Jupiter : sagesse et expansion. 
  • Le Plomb, pour Saturne : transformation et stabilité.

Les bols anciens sont martelés patiemment, offerts aux forces de la Nature, puis utilisés pour la première fois lors d’une cérémonie à la Lune. Leur composition en or et argent dépend de l’abondance des minéraux locaux et des traditions historiques.

Le son des bols est guérisseur, depuis les corps subtils, jusqu’au corps physique ; il procure la purification et la transmutation des schémas existentiels…